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Apiculture : Lutter sans espoir d’éradiquer les frelons

vendredi 2 mars 2018

Signalé d’abord dans le Val-d’Allier, et dernièrement à Saint-Victor-Malescours, pour contrer la colonisation du frelon asiatique en Haute-Loire, la lutte se met en place.
Le frelon asiatique a été signalé à plusieurs endroits du département l’an dernier. Il est classé danger sanitaire de deuxième catégorie dans l’apiculture car c’est un prédateur des abeilles et « espèce exotique envahissante » au niveau européen.

Un nid compte pas moins de 2.000 frelons

Deux raisons qui ont conduit à la mise en place d’un plan de lutte pour limiter sa progression dans le département. Autour de la table lundi, les acteurs du monde apicole : Michel Clément, président du Groupement de défense sanitaire apicole ; Robert Coudert, président du Syndicat apicole ; Daniel Chardon, président du Civam et Christian Munier, président de la Fredon Auvergne et de la Fédération départementale de Groupements de défense contre les organismes nuisibles ; Corinne Martins, directrice de la Fredon Auvergne.

« On va solliciter tous nos adhérents pour mettre en place sur le département, ce que l’on appelle des « référents locaux » qui vont assurer un maillage du territoire. Ces derniers sont présents notamment dans le Puy-de-Dôme. L’absence d’un réseau de référents dans le département jusqu’à présent ne permet pas d’estimer la population de frelons asiatiques. Ces référents auront à charge d’abord d’identifier le frelon asiatique puis si sa présence est avérée, de mettre un piège à proximité du rucher. Le piégeage est un système efficace qui évite la multiplication des nids au printemps ; « autant de nids en moins à la belle saison », confirme Michel Clément, président du Groupement de défense sanitaire apicole.

Un nid compte pas moins de 2.000 frelons, 550 femelles qui partent s’installer ailleurs en hiver dont 5 % vont aller construire des nids plus loin.

« Dans les départements voisins où le réseau est mis en place, on dépiste des nids par dizaine », explique Michel Clément - « et par centaines en région Auvergne Rhône-Alpes : en peu de temps on a une centaine de nids au bout de 5 ans », confirme Corinne Martins.

Qui va payer ?

Ces référents auront aussi pour mission de recenser les nids de frelons asiatiques pour les détruire.

Ce plan va être lancé dans les prochains jours. Certes il ne permettra pas d’éradiquer l’insecte mais au moins de contenir sa population en Haute-Loire.

Reste un problème majeur dans cette lutte, le nerf de la guerre en quelque sorte : qui va payer ? « à part dans le Puy-de-Dôme où le Conseil départemental finance les pompiers dans leurs interventions, rien n’est mis en place ailleurs en région Auvergne-Rhône-Alpes pour aider à lutter contre le frelon asiatique », conclut Corinne Martins, « ici il va falloir que ceux qui ont des frelons - particuliers et apiculteurs - mettent la main à la poche ».

Nathalie Courtial

Voir l’article : https://www.leveil.fr/puy-en-velay/environnement/2018/02/20/lutter-sans-espoir-deradiquer-les-frelons_12746298.html