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Mauvaises herbes : Falaise multiplie les tests

mardi 10 octobre 2017

Les élus envisagent de mettre en commun leurs moyens pour cet entretien, à l’échelle des microrégions. Ils bénéficient des conseils techniques de la Fredon Basse Normandie qui a mis en place une charte d’entretien des espaces publics (article vu dans Ouest France du 19/09/2017)

Lundi 18 septembre, place Guillaume-le-Conquérant, les agents du service espaces verts de la Ville de Falaise ont assisté à une démonstration de désherbage à eau chaude.

Depuis l’interdiction de l’utilisation des pesticides par les collectivités, le 1er janvier 2017, les mauvaises herbes font leur réapparition dans les espaces publics. La Ville cherche une solution.

Plus aucun pesticide ne peut être utilisé par les collectivités pour entretenir les espaces publics. Conséquence de cette loi entrée en application le 1er janvier 2017 : les mauvaises herbes s’en donnent à cœur joie sur les trottoirs et les places de Falaise.

Des habitants expriment leur mécontentement, mettant en cause les services de la Ville. « On y est sensibles » , assure Pascal Pourny, adjoint au maire chargé du cadre de vie.

Alors, quelle solution pour faire face aux envahisseurs ? La Ville est à la recherche de nouvelles techniques, à budget constant. Mécanique ? Nettoyeur haute pression ?

Pour l’heure, le brûleur à gaz n’a pas convaincu. La Ville s’est dotée d’une machine qui arrache la végétation en bordure de trottoirs, en début d’année. Mais ce n’est pas suffisant.

Désherbage à eau chaude

« C’est un problème que rencontrent toutes les collectivités. Nous sommes dans une période d’expérimentation. » Lundi 18 septembre, les agents du service espaces verts ont assisté à une démonstration de désherbage à eau chaude.

« Nous envoyons de l’eau chaude, de 95° à 99° sur la plante. Elle cuit, se désagrège en quelques jours et s’envole avec le vent. Nous faisons un deuxième passage, au bout de quinze jours, pour retirer la racine », explique Olivier Philippe, commercial à l’entreprise Mecagil-Lebon, de Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne), spécialisée dans les équipements pour l’entretien des routes.

Cette entreprise importe des désherbeuses à eau chaude des Pays-Bas. « C’est un pays à la pointe pour la protection de l’environnement » , remarque le commercial, qui constate une forte demande des collectivités françaises depuis quelques mois. Les premiers essais à Falaise sont encourageants, mais rien n’est encore signé.

Des représentants des communes du Pays de Falaise étaient aussi conviés à la démonstration. Les élus envisagent de mettre en commun leurs moyens pour cet entretien, à l’échelle des microrégions. Ils bénéficient des conseils techniques de la Fredon (Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles), qui a mis en place une charte d’entretien des espaces publics.

Quelle que soit la technique choisie, mieux vaut s’habituer à voir des duvets verts parsemer nos rues. « Zéro phyto » ne veut pas dire « zéro herbe » , insiste Kévin Legeay, responsable du service espace verts. Surtout dans une ville comme Falaise, où les pavés, propices à la pousse de végétation, sont nombreux. « Nous ne retrouverons pas une technique aussi radicale qu’avant. L’idée est de parvenir à obtenir une végétation qui reste au ras du sol. »

Pour les élus de Falaise, la solution passe aussi par le retour à des méthodes anciennes. « Chacun désherbait avec une binette devant chez soi », pointe Pascal Pourny, rappelant qu’aujourd’hui encore, « il faut nettoyer son bout de trottoir. C’est la loi ».

Les espaces privés seront bientôt également concernés. À compter du 1er janvier 2019, les particuliers, eux aussi, devront se passer de produits phytosanitaires, pour un usage non-professionnel.

Fanette BON.

Voir l’article : https://www.ouest-france.fr/normandie/falaise-14700/mauvaises-herbes-falaise-multiplie-les-tests-5256861