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La Commission européenne publie la liste des espèces invasives à combattre

vendredi 16 septembre 2016

Suite au règlement européen entré en vigueur le 1er janvier 2015, et après de longues tractations sur le choix des espèces, la Commission européenne a publié, le 13 juillet 2016, la liste des trente-sept « espèces exotiques envahissantes » contre lesquelles les Etats membres vont devoir prévoir un plan d’action.

La commission a déterminé les cibles établies pour l’Union des espèces animales et végétales qui menacent la biodiversité.

Les 37 espèces indésirables où des mesures de protection et de lutte sont nécessaires.

Voici la liste des 37 espèces exotiques envahissantes (quatorze espèces végétales, quatre d’écureuils et cinq d’écrevisse dont vingt-deux installées en France signalées en gras).

Végétaux
Baccharis à feuilles d’arroche, berce de Perse, berce Sosnowski, cabomba de Caroline, faux arum, grand lagarosiphon, grande camomille, hydrocotyle fausse-renoncule, jacinthe d’eau, jussie à grandes fleurs, jussie rampante, kudzu, myriophylle du Brésil, renouée perfoliée.

Animaux terrestres et amphibiens
Coati roux, écureuil à ventre rouge, écureuil fauve, écureuil gris, grenouille taureau, ibis sacré, mangouste de Java, muntjac de Reeves, ragondin, raton laveur, tamia de Sibérie, tortue de Floride.

Oiseaux et insectes
Corbeau commun (ou corneille de l’Inde), érismature rousse, frelon asiatique, ibis sacré.

Poissons et crustacés
Ecrevisse américaine, écrevisse de Californie, écrevisse de Louisiane, écrevisse des marais, écrevisse virile, perche soleil, pseudorasbora.

Les espèces végétales non retenues au niveau de l’union :
La renouée du Japon a été exclue dans cette liste au motif d’une implantation large dans l’union.
L’ambroisie à feuilles d’armoise, responsable d’allergies, ne figure pas sur la liste, les Etats membres ayant choisit de se limiter aux espèces menaçantes pour la biodiversité.

Notons que le règlement prévoit une mise à jour dans six ans.

Pour aller plus loin :

La Commission souligne qu’il ne s’agit pas de déclarer la guerre aux quelque 12 000 plantes, animaux, champignons ou micro-organismes installés sur le territoire européen sans en être originaires. Mais environ 15 % entrent en compétition avec les espèces allogènes et privent celles-ci de leurs ressources naturelles (nourriture, oxygène, lumière…), quand elles ne leur transmettent pas des maladies mortelles. Pour peu qu’elles disposent d’une forte capacité d’adaptation et d’une reproduction performante, elles peuvent constituer un réel danger.

La première menace à la biodiversité demeure la destruction que l’homme fait subir aux espèces sauvages, rappelle l’Union internationale pour la conservation de la nature, suivie par leur surexploitation (chasse, pêche). Mais les invasions biologiques occupent la troisième place dans ce triste palmarès.

« Certaines espèces de plantes et d’animaux peuvent endommager les propriétés, les récoltes et les moyens de subsistance, donc elles doivent être tenues à l’écart lorsque c’est possible, ou à défaut contrôlées, a déclaré le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella. Cela doit être réalisé à l’échelon européen, car ces espèces invasives ne s’arrêtent pas aux frontières. Et nous ne pouvons ignorer un phénomène qui nous coûte 12 milliards d’euros par an. »

La Commission considère que huit nouvelles espèces menaçantes s’installent chaque année sur le continent et estime que d’ici à quatre ans les économies réalisées grâce au nouveau règlement dépasseront le coût des mesures à entreprendre.